
Dans le monde actuel, vertigineux troisième millénaire aux craintes tout aussi millénaristes de catastrophe et de fin du monde (réchauffement climatique, terrorisme, chutes d’astéroïdes, sécheresses, famines, grippe aviaire…) les phantasmes et l’imaginaire commun prennent corps à travers les médias d’expression culturelle en s’appuyant sur le bras armé du consumérisme: le “graphic design”.
Après le fourmillement des explorations picturales et les voies de recherche multiples du vingtième siècle, de Picasso à Braques en passant par Kandinsky, Matisse ou encore mon préféré, René Magritte (ceci n’est pas un blog:), ou plus récemment la naissance des icônes pop avec l’émergence du pop art en Angleterre dans les années 50, poussé à son paroxysme jusqu’à la caricature par les popartistes américains des années 70, dont le grandissime Andy Warhol fut le chef de file avec ses positions à la fois tranchées et pleines d’humour et de cynisme (“acheter est plus américain que penser”;). Tout est dit. Mais lorsque l’on regarde de plus près la production artistique et graphique actuelle, et que l’on la repositionne dans son contexte d’avancées révolutionnaires en terme de techniques (merci au mac et à adobe), on ne peut que s’étonner de l’étrange manque de diversité et de renouvellement du genre.
On assiste à un formatage du cadre, une absence totale de de réflexion originale, maquillée sous des airs de créativité condescendante et de mystère artistique, et justifiée par la conservation des principes et des trouvailles marketing dont la réussite auprès du public a été dument approuvée, voir adoubée par les courbes de vente.
Technorati Tags: Art, Engagement, Graphisme, Pamphlet, Pop
Posted by: Avalosh
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